Texte Libre
L'Esprit souffle où Il veut ; et tu entends sa voix,
Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du Thoronet)
Je réédite ici certains des acrostiches que vous n'aviez pas eu l'occasion de
lire à la création de ce blog.
Voici « Paule » (ou du moins le premier destiné à ce prénom), accompagné d'une très belle illustration prêtée par Totem, et son site « Éternel présent » (voir dans ses fonds d'écran).
Voici « Paule » (ou du moins le premier destiné à ce prénom), accompagné d'une très belle illustration prêtée par Totem, et son site « Éternel présent » (voir dans ses fonds d'écran).

Totem - L'envol de l'Ange.
P eut-être seras-tu l'éblouissant mirage
A u milieu des filets dénoués du
silence...
U nique dans les flots qui meurent au rivage,
L ibre, tu passeras sur les astres immenses,
E t tu retourneras dormir au fond des âges.
par Martine Maillard
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Acrostiches
Comme on voit sur la branche, au mois de mai, chanter
Une fauvette brune à la calotte noire,
Discourant, devisant en gazouillis notoire,
De même on voit la rose éveiller sa beauté...
Une fauvette brune à la calotte noire,
Discourant, devisant en gazouillis notoire,
De même on voit la rose éveiller sa beauté...
Allez ! Il y aurait encore tant à dire, sur l'utilisation de la rose dans la poésie,
depuis Ronsard (voir ici) ou même avant... jusqu'à Saint-Exupéry, et
même après - autant sans doute que sur les oiseaux !
C'est pourquoi je me contente de vous offrir ces quelques vues de mes premières roses, avec le souvenir musical qu'elles m'inspirent.
C'est pourquoi je me contente de vous offrir ces quelques vues de mes premières roses, avec le souvenir musical qu'elles m'inspirent.
On croit en sentir le parfum... Aussi est-ce Théophile Gautier qui me revient en mémoire, avec ces vers :
« Tu me pris encore emperlée
Des pleurs d'argent de l'arrosoir »
Des pleurs d'argent de l'arrosoir »
Qui bien sûr ont reçu leur consécration dans la mélodie de Berlioz que j'ai, je crois, déjà citée il y a quelques années sur ce blog... et qui est ici merveilleusement
interprétée par dame Janet Baker (« Le Spectre de la Rose », in « Les Nuits d'été »)
par Martine Maillard
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Citations
Malgré le titre, je ne vous offrirai ni un extrait du "Réveil des oiseaux" d'Olivier
Messiaen (voir ici, pour en découvrir
quelques passages à travers Amazon, ou ici, pour découvrir les
talents d'ornithologue du grand musicien français et son application à traduire leurs chants sous forme mélodique et harmonique) ; ni l'écoute du "Chant des Oiseaux" de Clément Janequin (voir
ici , et je vous invite vivement à visiter cette vidéo amusante), ni un rappel des
chants d'oiseaux cités par Aristophane au Ve siècle avant J-C dans "les Oiseaux" (voir ici, le site est assez sympa ; et descendez au moins pour voir comme Aristophane imite le chant de la huppe : " Torotorotorotorotix. Kikkabau, kikkabau. Torotorotorotorolililix "! ) : on
n'en finirait pas, en ce cas, de citer tous les oiseaux qui ont inspiré les musiciens et les poètes depuis toujours.
Non, non, je voulais simplement vous dire que depuis bientôt un an que j'habite une petite maison au milieu de jardins, je goûte au bonheur de me réveiller le matin au chant d'oiseaux variés et inconnus...
Oh ! J'en connaissais bien certains, mon grand-père m'avait appris à reconnaître leur chant grâce à des paroles :
Par exemple, le pinson dit :
Non, non, je voulais simplement vous dire que depuis bientôt un an que j'habite une petite maison au milieu de jardins, je goûte au bonheur de me réveiller le matin au chant d'oiseaux variés et inconnus...
Oh ! J'en connaissais bien certains, mon grand-père m'avait appris à reconnaître leur chant grâce à des paroles :
Par exemple, le pinson dit :
- "Tuituituituituituitui Jean-Baptiste
Trouilly" (il donne toujours son nom m'avait-il appris) ; mais parfois il dit
aussi : "Espèce de p'tite souris !"
Quant à la mésange charbonnière, elle dit : "P'tit têtu ! P'tit têtu !"
A cela s'ajoutaient les roucoulades rêveuses du merle à la tombée du soir, ou
les "tireli-tirli-tiliré" ravis de l'alouette, que mon père m'avait appris à écouter dans les champs, à partir de chanson françaises.
Cela n'allait pas chercher bien loin... Sauf que le pinson, en pays d'oc, a l'accent du sud et chante :
- "Tuituituituitui Jean-Baptiste Rouilly-ou..." Je l'avais remarqué lors d'un voyage.Cela n'allait pas chercher bien loin... Sauf que le pinson, en pays d'oc, a l'accent du sud et chante :
Et voilà que depuis quelques jours on est réveillés, sur le coup de sept heures, par des
discussions à bâtons rompus depuis le grand poirier voisin :
"Si vous voulez mon avis on aura une belle journée " (?)
- "Sapristi de sapristi j'ai oublié mon bistouri" (Tiens, le pinson ! Il a changé de ton aujourd'hui...)
- "Je vous redirai ça cet après-midi" (?)
Une grosse voix : "J'acco-ste ! J'acco-ste !" (Un pigeon en plein vol vers un toit !)
- " Vous voulez vraiment faire vos courses avant le déjeuner ?" (?)
... Mais de qui émane donc ce sifflet mélodieux qui s'exprime avec les accents de la voix
humaine - et qui plus est, avec l'accent français ! C'est si joli, et si volubile en même temps...
Je croyais que c'était le verdier, qui vient souvent picorer nos graines devant la cuisine.
Et la photo que j'en pus prendre, avec un appareil bien fruste, ne fut guère
éclairante à ce sujet.
Alors j'ai visité les pages d'internet consacrées au chant des oiseaux, et j'ai découvert
qu'il s'agissait de... la fauvette à tête noire
! Eh oui, celle que Messiaen aimait tant, et qu'il évoque longuement dans son opéra "Saint-François
d'Assise", parce qu'avec "sa calotte noire" elle lui faisait penser à un moine.

En voici une photo, tirée cette fois d'un site (ici) .
Dans le premier cas, il s'agit du chant du matin : plus discoureur. Dans
le second cas, quelques trilles s'ajoutent : c'est le chant du midi, je l'ai découvert plus tard.
par Martine Maillard
publié dans :
Musique







